Grands projets : le tour de France de la contestation écologiste

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Article du SudOuest.fr | Publié le 07-11-2014 par Cathy Lafon En savoir plus ...

Stades, incinérateurs, projets commerciaux, campus, aéroports, lignes de train à grande vitesse, lignes à très haute tension : le point sur dix grands projets d'aménagement très contestés, dont deux concernent la région

Grands projets : le tour de France de la contestation écologiste
Les projets de LGV dans le Grand Sud-Ouest font partie des dix projets les plus contestés en France. Ici, les travaux pour le franchissement de la Dordogne à Saint-André-de-Cubzac (33) cet été.© 
LAURENT THEILLET

"Il faut abandonner le barrage de Sivens", Nicolas Hulot, 4 novembre 2014

Depuis les années 1980, nombre de grands projets d'équipement opposent aux aménageurs les agriculteurs, les riverains, les écologistes et les altermondialistes qui refusent, notamment, la poursuite du bétonnage des sols de l'Hexagone au détriment de l'agriculture périurbaine. "Inutiles" et "dispendieux" pour leurs opposants," indispensables au développement économique" des territoires pour leurs promoteurs, voici les plus emblématiques d'entre eux.

EN CHIFFRES

130 : c'est le nombre de demandes d'avis émis en 2013 pour des chantiers, selon la Haute Autorité environnementale chargée d'évaluer les projets d'aménagement pilotés par l'Etat ou des organismes sous tutelle comme Réseau ferré de France (RFF).

Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature, tous les dix ans, l'équivalent d'un département français est recouvert de béton, sous forme d'habitats, de routes, de parkings et d'infrastructures diverses.

 

 

1. L'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)
Mère des batailles des luttes écologiques du XXIe siècle, la contestation du projet d'aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes s'inscrit dans la lignée des grands combats du Larzac (1971-1981) et de la centrale nucléaire de Plogoff (1978-1981). Programmé en 1965 pour accueillir le Concorde sur une zone d'aménagement différée de 1.650 hectares (ZAD), à 18 km au nord-ouest de Nantes, le projet est controversé depuis cinq décennies.

Manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, novembre 2012.© PHOTO AFP
Pour les opposants (élus locaux et associations), il est inutile. Selon eux, l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique peut absorber une croissance importante de trafic si besoin, moyennant des travaux. En revanche l'impact environnemental serait majeur : il s'agit d'une zone humide à 98% où s'applique la loi sur l'eau et qui abrite des espèces protégées. Quant aux terres visées, elles sont toujours exploitées par les agriculteurs. En 2008, le projet a fait l'objet d'une déclaration d'intérêt public qui a ravivé la contestation autour de l'infrastructure confiée à Vinci en 2011. Durant l'hiver 2012-2013, la préfecture a procédé à des expulsions et des destructions de maisons. Les occupants ont résisté, soutenus par des manifestations de grande ampleur, notamment à Nantes, la ville de Jean-Marc Ayrault. L'ex-Premier ministre de François Hollande a suspendu les travaux en 2014, tant que tous les recours en justice des opposants n'auraient pas été épuisés. Le 28 octobre dernier, la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes-Saint-Nazaire réaffirmait son soutien à l'aéroport. Le 4 novembre, Manuel Valls, actuel premier ministre, réitérait la détermination du gouvernement à l'installation d'un aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes.

2. La ferme des "1.000 vaches" à Drucat (Somme)
Manifestation de la Confédération paysanne contre le projet de ferme des 1 000 vaches au siège du groupe Ramery, le 12 septembre 2013.© PHOTO AFP Après de multiples recours, l'étable géante qui suscitait depuis trois ans l'hostilité des riverains et des partisans d'une agriculture désindustrialisée a démarré en septembre dernier en Picardie, avec une autorisation limitée pour le moment à 500 vaches laitières. Porté par un entrepreneur du BTP Michel Ramery, le projet n'avait pas les faveurs du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, qui a déclaré que, s'il était "en règle", il représentait pour lui "le contraire" des orientations définies par la loi d'orientation de l'agriculture. Son modèle économique repose sur la création en parallèle d'un méthaniseur transformant les déjections animales en méthane, afin de produire de l'énergie destinée à être revendue. Les opposants sont les riverains qui craignent les nuisances, regroupés dans l'association Novissen ("Nos villages se soucient de leur environnement"), des défenseurs de la cause animale et la Confédération paysanne. Pour ces derniers, la ferme-usine ne se justifie pas, car la production de lait est suffisante en France et elle met en péril l'existence des exploitations moyennes ou petites. Par ailleurs, le risque environnemental avec la pollution par les nitrates est grand.

3. Le centre d'enfouissement géologique des déchets radioactifs à Bure (frontière entre la Meuse et la Haute-Marne)

Le laboratoire expérimental de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, à Bure (Meuse), s'étale sur 1.000 mètres de galeries.© PHOTO AFP
Localisé dans la Meuse, le projet de centre industriel de stockage géologique des déchets radioactifs (Cigéo) se heurte depuis dix ans à l'opposition des riverains et des écologistes anti-nucléaires français et allemands. Il est prévu qu'il stocke à 500 mètres sous terre100.000 m3 de résidus nucléaires à haute activité et à vie longue (milliers à millions d'années), pour la gestion desquels l'industrie de l'atome n'a pas trouvé d'autre solution. Porté parl'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), Cigéo est passé en phase de conception industrielle en 2012, juste avant le débat public de 2013. En 2015, une loi pourrait valider le centre, qui accueillerait ses premiers colis de déchets en 2025. Plus que son inutilité, c'est le caractère dangereux du projet que contestent les écologistes, qui le considèrent comme une véritable bombe à retardement pour les générations à venir.

4. La ligne à grande vitesse (LGV) transalpine Lyon-Turin

Une manifestation contre le TGV Lyon-Turin à Chambéry, en janvier 2006.© PHOTO AFP
"La France est déjà largement équipée en routes et voies ferrées. L'essentiel a été fait", Géraud Guibert, haut fonctionnaire, président de la Fabrique écologique

Pour les écologistes, ce n'est pas parce que le projet est ferroviaire qu'il est forcément utile. Le projet de nouvelle ligne ferroviaire qui prévoit de relier l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry à Turin (Italie) par une succession de tunnels sous les Alpes, est dénoncé par ses opposants pourson coût démesuré. Plus de 26 milliards d'euros, dont plus de 10 milliards pour le seul tunnel long de 57 km qui doit relier les deux villes en deux heures environ. Lancé il y a vingt ans, à l'époque des lignes à très grande vitesse, le projet a été remanié pour développer le transport de marchandises et les trains de l'autoroute ferroviaire, afin de convoyer camions et remorques. Mais, selon les opposants, la ligne actuelle est suffisante et sous-exploitée. Ils jugent donc le projet démesuré au vu du trafic existant et futur et craignent qu'il ne se fasse  au détriment d'autres projets d'infrastructures de transports plus utiles. Une étude européenne que s'est procurée le site Politis le 4 novembre, confirme la gabegie financière pointée par les opposants. A l'inverse, Manuel Valls juge "indispensable" cette liaison.


5. La LGV Sud-Europe-Atlantique (Tours-Bordeaux-Espagne)


Les deux viaducs d'accès et le viaduc principal sur la Dordogne totalisent 1.319 mètres.© PHOTO FABIEN
"Le choix de nouvelles lignes à grande vitesse ferroviaire doit être entouré de plus de garanties de pertinence et de rentabilité", la Cour des comptes, 23 octobre 2014

La LGV Sud Europe Atlantique est la ligne ferroviaire à grande vitesse française en construction,longue de 340 km, destinée à relier Bordeaux à Paris en à peine plus de deux heures. Elle doit prolonger la branche sud-ouest de la LGV Atlantique de Tours jusqu'à Bordeaux, dans le but de rejoindre ensuite l'Espagne par la LGV Bordeaux-Espagned'une part, et Toulouse par la LGV Bordeaux-Toulouse d'autre part.

Pour les innombrables opposants (élus, écologistes, riverains, agriculteurs), il s'agit uniquement d'unprojet de transport à très grande vitesse entre grandes métropoles. Ils dénoncent les coûts qui ont déjà explosé, passant de 2,9 milliards d'euros en 2005  à 7,8 milliards d'euros pour la branche Bordeaux-Paris, dont 3 milliards de subventions versées par l'Etat, les collectivités locales et l'Union européenne, au détriment de l'entretien du réseau local et régional. Mais aussi l'impact environnemental (3.000 hectares de terres agricoles, forêts, espaces naturels...) et humain. Les territoires traversés seront coupés, au détriment des déplacements quotidiens des habitants. Enfin, comme pour la ligne Lyon-Turin, les élus locaux, les associations de riverains et les écologistes pointent l'inutilité de la LGV, car, disent-ils, la ligne actuelle est loin d'être saturée.

Après l'inauguration du viaduc de la Dordogne le 1er septembre, les travaux de la pose des rails se profilent. Les deux branches au sud de Bordeaux, vers Toulouse et vers Dax puis l'Espagne, ont été reportées à l'horizon 2014 et  2030, mais le réaménagement foncier agricole et forestier est en cours et les enquêtes d'utilité publiques se sont ouvertes le 14 octobre dernier pour s'achever le 8 décembre prochain. 

Le 23 octobre dernier, la Cour des comptes a rendu un rapport intitulé « La grande vitesse ferroviaire : un modèle porté au-delà de sa pertinence» qui rejoint certains arguments des opposants et épingle les projet Lyon-Turin et Bordeaux-Espagne.


6. Le projet de quartier de loisirs Europa-City, au nord de Paris, à Garge-lès-Gonesse (Val-d-Oise)

EuropaCity, le projet pharaonique du Grand Paris par afp

Les terres parmi les plus fertiles de France du "Triangle de Gonesse" où s'est crashé le Concorde en l'an 2000, sont délimitées par l'aéroport de Roissy, l'autoroute A1 et l'aéroport du Bourget. C'est là, sur un espace agricole de 1.000 hectares (dont 300 sont déjà urbanisés) que le groupe Auchan envisage de bâtir à l'horizon 2020 (après enquêtes publiques, obtention des autorisations administratives et autres étapes) le plus grand centre de loisirs au monde : Europa City. 500 boutiques, 20.000 m2 de restaurants, 50.000 m2 d'activités culturelles, 20.000 m2 d'espace de congrès, 11.000 m2 d'hôtels, 80.000 m2 de locaux techniques et administratifs, 150.000 m2 de loisirs et une piste de ski indoor... Un projet dont les opposants écologistes, réunis autour du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTGcréé en 2011, dénoncent le coût faramineux pour les investissements publics (près d'un milliard d'euros), l'impact environnemental et l'artificialisation des sols qui priverait la région d'une surface agricole de 700 hectares.  Dix-huit associations sont soutenues par l'Union Ile-de-France environnement, les Chambres interdépartementales d'agriculture d'Ile-de-France et des élus écologistes et de gauche. A l'inverse, le conseil général du Val d'Oise, la ville de Gonesse et la Chambre de commerce et d'industrie du Val-d'Oise défendent avec ferveur Europa City.


7. Le nouveau stade de Lyon (OL)

Le chantier du "stade des Lumières" de Lyon le 9 avril 2014.© PHOTO AFP JEFF PACHOUD
Initié en 2007, le chantier du Grand Stade de Lyon dédié au football, a été confié à Vinci. Il doit offrir pour accueillir l'Euro, en 2016, sur la commune de Décines en banlieue lyonnaise, un stade de 58.000 spectateurs, un centre d'entraînement, les bureaux du siège du club de l'Olympique lyonnais, 7.000 places de stationnement, 8.000 m2 d'immeubles de bureaux, un centre de loisir de 40.000 m2, deux hôtels de luxe. Le tout pour un montant total de 640 millions d'euros et moyennant le sacrifice d'une cinquantaine d'hectares de terres agricoles, au grand dam des opposants. Si le financement du stade est privé (450 millions d'euros consentis par l'OL), les contribuables doivent débourser 200 millions d'euros pour financer les aménagements d'accès. Le Grand Stade de Lyon a fait l'objet de 71 procédures lancées par les opposants, agriculteurs, élus, écologistes et riverains réunis autour de collectifs comme Carton rouge ou l'association Canol. Les dernières décisions de justice leur ont donné raison. Le 14 mai 2014, la Cour administrative d'appel de Lyon a ainsi déjugé le tribunal administratif et annulé les quatre déclarations d'utilité publique (DUP) concernant les accès au Grand StadeLes travaux de terrassement de ce « Stade des Lumières »  ont débuté le 22 octobre 2012 pour une livraison attendue fin 2015.

8. La ligne à très haute tension de L'EPR de Flamanville (Manche)

Des manifestants protestent contre l'installation de la ligne THT Cotentin-Maine, à Montabot (Manche) le 24 juin 2012.© PHOTO AFP
Destinée à relier le courant du futur réacteur EPR nucléaire de Flamanville – dont la mise en service est sans cesse repoussée – au réseau national, la ligne à très haute tension (deux fois 400.000 volts) construite en Normandie par le Réseau de transport d'électricité (RTE), filiale d'EDF, a été mise en service en mai 2013. Sans attendre d'«évacuer» l'électricité produite par l'EPR, la nouvelle ligne contribue déjà à l'alimentation électrique du Grand Ouest. L'immense chantier lancé en novembre 2011, comprend 163 kilomètres de longueur, 414 pylônes de près de 70 mètres de hauteur et 160 élevages sont concernés par le tracé. Les agriculteurs touchés sont vent debout. En raison des conséquences négatives, réelles ou supposées, des ondes électromagnétiques sur l'élevage, ils craignent que la diminution de la valeur des exploitations. Dans certains élevages situés au pied de lignes de ce type, la production de lait des vaches est inférieure et de moindre qualité. Aux côtés des nombreux agriculteurs, des élus, une trentaine de communes et des écologistes se sont opposés durant des années au projet lancé en 2005. En vain.

9. Le complexe universitaire du plateau de Saclay (Essonne)

Le projet d'aménagement du campus de Saclay.© PHOTO CAMPUS PARIS SACLAY
Sur le plateau de Saclay, à dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris, un vaste chantier piloté par l'Etablissement public Paris-Saclay (EPPS) doit faire sortir de terre un campus universitaire, des écoles et entreprises du secteur scientifique et technologique, des milliers de logements et un métro.Comme celles de Garge-lès-Gonesse, les terres agricoles du plateau de Saclay sont considérées parmi les plus fertiles de France et d'Europe. Les rendements moyens de blé oscillent entre 85 et 90 quintaux par hectare. Après des années de mobilisation, la majeure partie de ces terres agricoles sont aujourd'hui sanctuarisées par la loi relative au Grand Paris de juin 2010 et le décret  du 27 décembre 2013 qui délimite la zone de protection naturelle, agricole et forestière du plateau de Saclay. 2.300 hectares sont inscrits dans une zone de protection "intouchable", pour 340 hectares agricoles destinés à être aménagés. Une dizaine d'agriculteurs exploitent les terres de Saclay. Cinq exploitations au total doivent être touchées par le projet de cluster,selon l'association Terre et Cité qui défend le développement durable du plateau et son devenir agricole. Deux, selon l'EPPS. Les paysans crient à la supercherie.

10. Le super incinérateur  de déchets ménagers à Echillais (Charente-Maritime)

Les opposants au projet protestent contre "l'hyper incinérateur" d'Echillais.© PHOTO AGNÈS LANOËLLE
C'est Vinci qui a été choisi pour construire un nouvel incinérateur de déchets ménagers à Echillais, au sud de la Charente-Maritime, en face de Rochefort-sur-Mer. Le porteur de projet est le SIL, Syndicat Inter-communautaire du littoral, qui regroupe cinq Communautés d'agglomération (Royan, Marennes, Oléron, Rochefort, Gémozac). D'un montant de 82 millions d'euros, financés à moitié par des emprunts, l'équipement, qui s'étale sur 23.000 mètres carrés, est doté d'une cheminée de four haute de 47 mètres. Il prévoit ladestruction des deux incinérateurs actuels, l'un situé à Oléron datant de 1975, l'autre bâti en 1990, déjà à Echillais, pour construire une usine plus importante pouvant brûler plus de 80.000 tonnes de déchets par an. Établi dans l'opacité (ce n'est qu'en octobre 2013 qu'il a été dévoilé), le projet suscite la colère des riverains et des écologistes qui ont créé l'association Pays Rochefortais Alert comptant plus d'un millier d'adhérents. Pour les opposants,ce nouvel incinérateur est inutile et dangereux pour l'environnement. Son dimensionnement a été estimé sur une base de 356 kg de déchets ménagers par habitant et par an, à l'horizon 2023, ce qui va, selon eux, à l'encontre des politiques de réduction des déchets nationales et des objectifs Zéro déchet qui ont démontré leur efficacité en permettant de passer sous les 80 kg de déchets par habitant et par an. En dépit des multiples recours juridiques, le 15 octobre dernier, la préfecture a signé l'arrêté autorisant le Syndicat intercommunal du littoral (SIL) à exploiter le futur incinérateur.

>> France Info a recensé sur une carte 104 projets contestés à travers la France, et dénoncés par la fédération France Nature Environnement :

AILLEURS

C'est la star des "grands projets inutiles" : laéroport espagnol de Ciudad Real,  le premier aérodrome privé d’Espagne,  a coûté 1.100 millions d’euros. Avec une piste d’atterrissage de quatre kilomètres de long, une des plus longues d’Europe, ses installations devaient accueillir trois millions de passagers. Le terminal de 24.000 mètres carrés n’a accueilli que 53.000 personnes dans sa première année d'exercice. "Madrid Sud", inauguré en décembre 2008, vide et fermé en 2012, a été mis en vente pour 100 millions d'euros, soit dix fois moins que ce qu'il a coûté, en décembre 2013.


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