Contactez-nous
Pétition pour la préservation des terres agricoles de la Plaine du Var & Contre le déplacement du M.I.N 

 

Le site est en cours de modification. Merci de votre compréhension

Pollution atmosphérique

Retour


La loi sur l'air du 30 décembre 1996 reconnaît "le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé".
Extrait de la Constitution Française (charte de l'environnement)


Pollution atmosphérique au dessus de la ville de Nice
Pollution atmosphérique au dessus de la ville de Nice

La pollution de l’air (ou pollution atmosphérique) est un type de pollution caractérisé par une altération des niveaux de qualité et de pureté de l’air. En France, elle est définie par le Code de l'environnement comme suit « Constitue une pollution atmosphérique au sens du présent titre l'introduction par l'homme, directement ou indirectement ou la présence, dans l'atmosphère et les espaces clos, d'agents chimiques, biologiques ou physiques ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives. »

source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_de_l%27air


Pour vivre, un être humain a besoin d'environ entre 10 000 et 15 000 litres d'air chaque jour, jusqu’4 fois plus pour un sportif en exercice.
Cela représente entre 12 et 18 kg d'air ! 
La composition normale de l'air est :
- 78 % d'azote (N)
- 21 % d'oxygène (O)
- 1 % d'autres gaz

Les effets de la pollution de l'air sur la santé

Effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé en France :

9 villes françaises ont participé au projet européen Aphekom qui a évalué l’impact sanitaire et économique de la pollution atmosphérique urbaine dans 25 villes européennes. : 

Il s’agit de Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse.

Chiffres clefs d’Aphekom

Le dépassement de la valeur guide de l’OMS pour les PM2,5 dans 25 villes européennes comptant 39 millions d’habitants se traduit chaque année par :

• 19 000 décès prématurés, dont 15 000 décès pour causes cardiovasculaires ;

• 31,5 milliards d’euros en dépenses de santé et coûts associés

Les effets de la pollution de l'air sur la santé

• Habiter à proximité de voies à forte densité de trafic automobile pourrait être responsable d’environ 15 à 30 % des nouveaux cas d’asthme de l’enfant, et, de proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardiovasculaires fréquentes chez les adultes âgés de 65 ans et plus.

• Les coûts associés dépasseraient 300 millions d’euros chaque année.

 

Dans 20 villes où les niveaux de soufre dans les carburants ont été réduits par la législation européenne :

• 2 200 décès prématurés évités ;

• 192 millions d’euros économisés.

Résumé des résultats du projet Aphekom 2008-2011 [InVs Sept.2012] : Télécharger en PDF

Recommandations sanitaires Souris_MouseRisque de pollution de l'air

Chaque année en France, les Particules fines provoquent 48 000 décés prématurés 

 

En France,  Agence Santé Publique France a publié un rapport évaluant à au moins 48 000 le nombre de Français décédés en raison de la pollution atmosphérique.

En savoir plus :

POLLUTION ECOLOGIE ENVIRONNEMENT

La pollution de l'air est la 3ème cause de mortalité en France
[Nice-Matin | 20.06.2016]

“ ... La pollution de l'air due aux particules fines est responsable de 48.000 décès chaque année en France, dont plus de 34.000 seraient évitables, selon une nouvelle étude rendue publique ...

L'exposition à la pollution de l'air, notamment aux particules fines, contribue au développement de maladies cardiovasculaires (infarctus...), respiratoires ou encore neurologiques, et de cancers. Elle favorise également des "troubles de la reproduction et du développement de l'enfant", ajoute Mme Médina (coordonnatrice du programme Air Santé). ”


Les pics de pollutions​

Les pics de pollutions induisent une augmentation du nombre et de la gravité des crises d'asthme(cf). Ces pics sont aussi associés à une surmortalité des personnes ayant des problèmes respiratoires.

Les grandes villes comme Marseille, Toulon, Nice, Cannes atteignent des pics parfois dangereux.


Documentation :

Réglementation :

En France, la gestion de la qualité de l’air est régie par la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie du 30 décembre 1996 (Laure) qui reconnaît l’existence d’un impact sanitaire de la pollution atmosphérique et le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé

Les normes de la pollution de l'air

Les normes de la pollution de l'air sont réglementées et définies dans l'Article R221-1 du Code de l'environnement, Modifié par Décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010 - art. 1

 

NOTES : 

L’Europe et les états membres travaillent à la révision de la directive européenne sur la qualité de l’air prévue en 2013. A ce titre, le projet Aphekom contribue à la prise en compte des impacts de la pollution atmosphérique sur la santé publique dans cette révision, pour aboutir à une réglementation plus protectrice pour la santé de la population.

Liens externes :

Depuis le 1er mai 2016, lInstitut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), l'Institut de veille sanitaire (InVS) et l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) sont devenus Santé publique France.

----


Sortie de la station de métro Tiantongyuan à Pékin le 8 décembre 2015.Dans le monde,

La pollution de l’air bat tous les records à Pékin, en alerte « rouge » pour la première fois 
[Le Monde.fr avec AFP | 


...

Marseille polluée © Photo MaxPPP/La Provence

La pollution de l'air évaluée à 100 milliards d'euros en France
[France 3 Côte d'Azur | GM avec AFP et Natacha Laurent, Publié le 

Photo : Marseille polluée ©MaxPPP/La Provence 


Les principaux polluants dans l'air

Particules (PM2,5,PM10) ; Ozone (O3) ; Dioxyde d'azote (NOx) ; Dioxyde de soufre (SO2)

La pollution atmosphérique provient notamment de l'industrie, du chauffage et des transports, principalement via la combustion des énergies fossiles (def.).

6 secteurs principaux :

activités agricoles (utilisation d’engins, épandage d’engrais, élevage…) et sources naturelles (émises par la végétation et les sols).
   
activités industrielles (combustion, procédés de production, utilisation de solvants), incinération des déchets, décharges, traitement des eaux.
   
activités de production d’électricité, chauffage urbain, raffinage du pétrole, distribution de combustibles.
   
combustion du secteur résidentiel, commercial et institutionnel, utilisation domestique de solvants.
   
véhicules particuliers, véhicules utilitaires, 2 roues, etc.
   
trafic maritime, aérien, fluvial et ferroviaire.

Inventaire des émissions polluantes sur la région PACA : http://emiprox.airpaca.org/


 

Les particules fines (PM10 et PM2,5) ou poussières à suspension

Les particules fines, également appelées PM (particulate matter, en anglais) sont des matières microscopiques en suspension dans l'air.

On distingue :

  • les PM10 (diamètre inférieur à 10 microns, 6 à 8 fois plus petites que l'épaisseur d'un cheveu) qui proviennent surtout des processus mécaniques comme les activités de construction,

  • et les particules fines (PM2,5, diamètre inférieur à 2,5 microns) , issues de la combustion du bois ou des carburants - essentiellement le diesel- ainsi que des vapeurs industrielles.

⇒ Pour les poussières, le niveau de base est de 11 µg/m3. 

Les particules fines (PM) dans l'air ambiant - un polluant complexe et multi-sources

La pollution de l'air est désormais considérée comme la première cause environnementale de mort prématurée dans le monde.
Des résultats récents d’études de cohortes ont confirmé l’existence d’un risque de décès associé à l’exposition chronique aux particules fines (PM2.5) dans la population européenne et française.

En savoir plus : 

►La pollution de l'air par des particules fines (d'un diamètre inférieur à 2,5µg, ou PM 2,5) est un enjeu majeur de santé publique. Elles représentent en effet l'un des principaux facteurs de risque sanitaire lié à cette pollution (asthme, allergie, maladies respiratoires ou cardiovasculaires, cancers...).

Outre les particules fines d'origine naturelle, tels les pollens, il existe des particules fines émises par les activités humaines qui peuvent être directement émises par les sources de pollution.

C'est le cas en milieu urbain, où le trafic routier constitue un émetteur majeur de particules fines (environ 50%). Il s'agit avant tout des particules émises par les moteurs diesel, issues notamment de la combustion incomplète du gazole, qui ont été classées cancérigènes par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) en juin 2012 (groupe 1). Ce classement a été établi sur la base d'indications suffisantes montrant que l'exposition aux particules émises par les moteurs diesel était associée à un risque majoré de cancer du poumon et de la vessie.

En octobre 2013, le CIRC a classé l'ensemble des particules fines, ainsi que la pollution de l'air extérieur, comme des cancérigènes certains (groupe 1) pour l'hommeLes experts ont conclu, après évaluation des dernières données de la littérature scientifique, à l'existence de preuves suffisantes faisant état de liens entre l'exposition à la pollution de l'air extérieur et le risque de développer un cancer du poumon. Une association avec un risque accru de cancer de la vessie a également été relevée.

►La pollution atmosphérique constitue donc non seulement un risque majeur pour la santé en général, mais aussi un facteur de risque environnemental de décès par cancer.

01 incapub-telecharger Télécharger la fiche repère Particules fines, dont diesel, et risque de cancer

Date de dernière mise à jour : 21/04/2016

Source : http://www.e-cancer.fr/prevention/environnement/espace-professionnels-de-sante/particules-fines

Actualités :

Pollution AMUn épisode de pollution aux particules a été constaté le 13 juillet 2016 sur l’ouest de Nice touchant 24 % de la population. Des niveaux journaliers supérieurs à 50 µg/m3 ont été relevés (source : bilan mensuel-06 Juillet 2016-Air PACA).

Risque de pollution aux particules fines ... dans les Alpes-Maritimes [Nice Matin | 11/03/2015] En savoir plus ...

Sur 17 villes étudiées, Nice avec avec une moyenne annuelle de 29,2 microgrammes arrive en 4ème position [07-01-2015] En savoir plus ...

Pollution aux particules fines: on respire mieux à Paris qu'à Nice ou Antibes [16-05-2014] En savoir plus ... 

3ème ex-aequo : Nice, la riviera aux particules - Nice est la 3ème ville de France en matière de particules fines [2012] En savoir plus ...

  

 
Photo : Nice cachée sous un nuage de pollution (03-2014) ©Jean-François Ottonello

L'Ozone (O3) dans la basse atmosphère - Pollution à l'ozone

L’ozone (O3) est un gaz naturellement présent dans l’atmosphère. Situé dans la troposphère (de la surface à 10 km de hauteur), l’ozone est issu de transformations chimiques dans l'air entre les oxydes d'azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV). Ces réactions sont fortement stimulées par le rayonnement solaire. L'ozone a des effets sur la santé, les végétaux, les matériaux et le climat (c'est un gaz à effet de serre). C'est le « mauvais ozone ».

L'essentiel de l'ozone troposphérique est un polluant d'origine anthropique (généré suite aux activités humaines). 

⇒ Pour ce polluant, le niveau de base est de 3 µg/m3

►L'ozone est l'un des polluants de l'air les plus dangereux pour la santé.

Causes naturelles :

  • lors de fortes températures (l'été)
  • les feux de forêt
  • avec les éclairs de l'orage 

Causes humaines :

  • transports & trafic routier (gaz d’échappement des véhicules)
  • industrie
  • chauffage des bâtiments
  • incinération des déchets
  • photocopieuses et imprimantes laser ou moteurs électriques
  • agriculture avec l’utilisation d’engrais azotés, des pesticides et les émissions animales.

Cette pollution dans son ensemble a un impact très important en agriculture avec perte de productivité, et pour la santé humaine. 

La pollution à Nice (illustration). Photo Philippe Bertini

Chaque été, en France, c'est la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (et plus particulièrement les Bouches-du-Rhône), qui est la plus touchée par les pics de pollution à l’ozone.

En 2014, 530 000 personnes, soit 49 % de la population des Alpes-Maritimes sont exposées à une pollution chronique estivale à l’ozone.

Pic de pollution à l'ozone dans les Alpes-Maritimes

Photo : La pollution à Nice (2016) ©Philippe Bertini


Recommandation sanitaire Souris_MouseRisque de pollution à l'ozone

La pollution par l'ozone et la climatologie dans un espace méditerranéen : les Alpes-Maritimes

Auteur : Nicolas Martin

ESPACE - Etudes des structures, des processus d'adaptation et des changements des espaces

Résumé : L'ozone troposphérique, polluant secondaire affectant la santé des êtres vivants, concerne particulièrement le département des Alpes-Maritimes au cours de la saison photochimique. Espace littoral montagneux, ce territoire est largement dominé durant l'été notamment par des conditions anticycloniques permettant aux brises thermiques de s'exprimer. Ce régime de vent est au cœur de la problématique de la pollution par l'ozone puisqu'il entraîne fréquemment une accumulation des polluants primaires et secondaires au fil des jours au sein de la même masse d'air. Bien qu'étant un département faiblement industrialisé, les Alpes-Maritimes sont victimes d'un fort ensoleillement qui permet aux polluants primaires, émis majoritairement par le trafic routier près du littoral et par la végétation dans l'arrière-pays, de produire de l'ozone.

En savoir + ...


Voir aussi : Ozone dans la haute atmosphère - La « couche d'ozone » : - dans la stratosphère (de 10 à 50 km de la surface terrestre), l’ozone est le gaz qui forme la couche d’ozone, qui a pour rôle d’absorber une partie du rayonnement ultraviolet du soleil, nocif pour les organismes vivants. C’est ce que l’on appelle le « bon ozone ».


Dioxyde d'azote (NO2)

Les Oxydes d'azote (NOx) : 

Le monoxyde d'azote (NO) mais surtout le dioxyde d'azote (NO2), principalement formé lors des processus de combustion, notamment dans les moteurs de voiture ou les centrales électriques.


► Le dioxyde d'azote est le plus nocif des deux pour la santé humaine. 

Lié au transport routier, il touche surtout les villes. C'est un "gaz irritant qui engendre une hyperactivité bronchique", selon le ministère de l'Ecologie. Il augmente la fréquence et l'intensité des crises d'asthme et peut favoriser des affections pulmonaires chez l'enfant.


En 2012, le secteur des transports représentait 59% des émissions de NO2, selon le ministère de l'Ecologie.


Dioxyde de soufre (SO2)

Il provient de la consommation de combustibles fossiles (pétrole, charbon et gaz naturel) contenant des éléments soufrés. Les secteurs d'activité les plus polluants en dioxyde de soufre sont les raffineries de pétrole, l'extraction, la transformation et la distribution d'énergie (hors pétrole). Le dioxyde de soufre est à l'origine de nombreuses pathologies respiratoires. Il concourt également aux pluies acides.

⇒ Pour le SO2, le niveau de base est de 7 µg/m3.


Dioxyde de carbone - Emissions de CO2

Définition En savoir plus ... :

Une émission de dioxyde de carbone est un rejet de ce gaz, quel qu'en soit le moyen. Les émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère sont pour partie naturelle et pour partie anthropiques, la seconde étant assez régulière et en forte croissance depuis quelques décennies (voir GIEC).

Le taux moyen de CO2 dans l'air a atteint 393 ppm en 2012 et 400 ppm en avril 2014 dans tout l'hémisphère Nord, soit 0,04 % de la composition de l'atmosphère terrestre, avec quelques variations jour-nuit, saisonnières (pour partie anthropique) et des pics de pollution localisés.

Types d'émission :

On distingue : 

  • Les émissions anthropiques(1)
  • Les émissions naturelles
  • Les émissions liées aux transports 

En général, les émissions directes, pour une personne, pris en compte sont : chauffage, eau chaude, électricité, voyages et automobile, nourriture et bien de consommation, déchets, énergie grise (construction).

...

(1) En géographie et en écologie, l'anthropisation est la transformation d'espaces, de paysages, d'écosystèmes ou de milieux semi-naturels sous l'action de l'homme. Un milieu est dit anthropisé quand il s'éloigne de la naturalité

Dans le monde

A l'échelle mondiale, les émissions de CO2 représentent plus de 76 % des émissions de GES

“ En 2013, les émissions mondiales de dioxyde de carbone issues de la combustion des combustibles fossiles vont atteindre 36 milliards de tonnes pour l’année 2013... « c’est un niveau que l’humanité n’a jamais connu dans le passé » «... Il nous reste peu de temps avant d’entrer  « dans une zone rouge, où il deviendra très difficile d’éviter un réchauffement planétaire inférieur à 2°C. » prévient Philippe Ciais. 

En savoir + : Rapport du Global Carbon Projet (GCP) sur les émissions de CO2 En savoir plus ...

Dernières actualités :

Climat : record d'émission de CO2 dans le monde
[Le Parisien | 22 Sept. 2014] En savoir plus ...

“ ... le Global Carbon Project (GCP), un consortium d'organismes de recherche internationaux de référence tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme avec un bilan record des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans le monde. ... Selon les experts, la hausse des émissions devraient contribuer au réchauffement climatique avec le risque de dépasser les 2 °C qui est la limite fixée par la communauté internationale pour éviter une détérioration dangereuse du climat terrestre et de ses répercutions dans les années à venir. ” (voir ci-dessous : §GES)

Lire aussi : 

  • Rapport sur les rejets de CO2 - Bilan carbone (budget global de carbone) [2014] par Róisín Moriarty En savoir plus ...

— 

A Nice, les mesures montrent qu’en 2010, les émissions directes de CO2 étaient en moyenne de 1 400 tonnes par an, soit 4 tonnes par personne et par an(cf).

Les bâtiments étaient les premiers émetteurs de gaz à effet de serre, pour moitié les logements et pour moitié les bureaux. Venaient ensuite les transports routiers.

Voir ci-dessous §GES : graphisme Figure 5


► Les impacts humains sur le cycle du carbone sont la cause la plus importante du changement climatique.


Voir ci-dessous : §Pollution en milieu urbain


Émissions de gaz à effet de serre (GES)

Dans le monde : “ ... Au total, ce sont 39,3 milliards de tonnes du principal gaz à effet de serre émis en 2013 rejeté dans l'atmosphère par l'homme. ... soit une hausse de 2,3 % par rapport à l'année précédente. ... ” En savoir plus ...

La France, 344 Millions de tonnes du principal gaz à effet de serre émis en 2013, soit environ 5 tonnes de CO2 par personne.

En région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) :

Les secteurs industriels et les transports routiers sont les plus gros émetteurs de GES

Les Alpes-Maritimes arrivent à la 2ème place des émissions de GES de la région PACA derrière les Bouches du Rhône. Les secteurs les plus émetteurs pour le département sont ceux des transports routiers, de l’industrie, des déchets et du résidentiel-tertiaire.

Les deux premiers postes d’émissions de la Métropole sont les transports (de personnes et de marchandises) et le résidentiel tertiaire.

Source : PCET Mnca 2012-2017

Émissions de CO2 de la ville de Nice, en 1990, 2010, et les prévisions jusqu’en 2050 (voir tableau ci-aprés).

Figure 5 : Evolution des émissions GES sur le territoire niçoisLes émissions « directes » mesurées par le ville de Nice ne prennent pas en compte l’alimentation, l’achat des biens de consommation, ni le trafic aérien lié à l’aéroport.

En savoir plus ... Télécharger :  Plan énergie Climat de la Ville de Nice 2012- 2017 En savoir plus ...

Principaux émetteurs de gaz à effet de serre

Six principaux gaz sont identifiés Kyoto : 

  • Gaz carbonique (CO2) 
  • Méthane (CH4) 
  • Oxyde nitreux (N2O) 
  • Hydrofluorocarbures (HFC) 
  • Hydrocarbures perfluorés (PFC) 
  • Hexafluorure de soufre (SF6)

En France, 

  • Les Transports (de personnes et de marchandises)
  • le bâtiment ( chauffage, éclairage, cuisine et salle de bain, multimédia)

source : http://energiepourdemain.fr/


Pollution en milieu urbain

La source principale de pollution pour les zones urbaines est le transport routier.

Le secteur des transports, en particulier les transports routiers, pèse fortement dans le bilan global des émissions des substances impliquées dans la pollution atmosphérique. Les émissions de polluants des transports sont d’autant plus nocives pour la santé que les rejets se produisent surtout en milieu urbain, à proximité des populations. Les particules, notamment les plus fines, sont un indicateur pertinent pour les risques sanitaires du fait de leur nocivité. C’est aussi le cas des émissions d’oxydes d'azote (NOx) parce qu’elles sont fortement corrélées aux émissions de nanoparticules provenant des pots d’échappement.

Toutes ces agglomérations ont des niveaux élevés d’ozone. Les niveaux moyens annuels de PM10 sont élevés.

La combustion du gazole des moteurs diesels est largement responsable des émissions totales de particules.

Le diesel, utilisé par la plupart des poids lourds (PL), produit plus de pollution atmosphérique par kilomètre que d’autres carburants tels que l'essence.

le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui fait partie de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a classé les gaz d’échappement des moteurs Diesel comme étant cancérogènes pour l’homme (Groupe 1), sur la base d’indications suffisantes prouvant qu’une telle exposition est associée à un risque accru de cancer du poumon.

Références :

LienLes gaz d’échappement des moteurs Diesel cancérogènes [par CIRC/OMS - CP n° 213 du 12 Juin 2012]

 

Transport routier, agriculture, industrie manufacturière sont à l'origine des principaux polluants à l'origine de l'ozone. © MaxpppDans de nombreuses villes moyennes ou grandes, la voiture est toujours la reine des moyens de transport. Pourtant la plupart des trajets en voiture sont des trajets courts (moins d’un ou deux km). 

On s’aperçoit que la création de nouveaux services de transports en commun ne fait pas forcément diminuer la circulation automobile : les habitudes ne changent pas facilement.

Déplacements pendulaires : C’est le fameux « métro-boulot-dodo »

Ce type de mobilité pose de nombreux problèmes de gestion des moyens de transport et des voies de communication aux heures de pointe, le matin, le soir et dans une moindre mesure le temps de midi : pollution, embouteillages, zones de stationnement, etc.

 

En région PACA : 

Les niveaux d'ozone (O3) sont élevés surout en période estivale, la présence de ce polluant étant favorisée par le fort ensoleillement.

Les niveaux moyens annuels de PM10 non corrigés sont élevés dans la région méditerranéenne et sont assez homogènes entre les villes

• 9 % (2011) des émissions de GES liés au transport.

• La moitié du CO2 émis par des trajets de 5 à 35 km. 

  • Les trajets de moins de 5 km représentent 55 % des déplacements, soit 16 % des émissions de CO2 (2011).

 

A Nice :

Nice, 6ème ville la plus embouteillée de France en 2015 avec un taux de congestion de 25%, derrière Paris (taux de congestion de 36%), Montpellier (28%), Bordeaux (27%), et Lyon (26%).
Les Niçois perdent en moyenne 28 minutes de trop chaque jour dans leur voiture, soit 106 heures par an.
Le jour le plus embouteillé de l'année 2015 fut le 2 octobre, la veille des inondations meurtières de la Côte d'Azur.

Source : https://www.tomtom.com/fr_fr/trafficindex/city/NIC

  • Les trajets sur des distances courtes (de moins de 5 km) générent 6 % des émissions de CO2 (2011).

Trafic routier

PollutionDans les Alpes-Maritimes la pollution de l'air est principalement causée par la circulation routière.

A Nice, comme dans toutes les grandes villes, il y a une forte concentration d’oxyde d’azote car la circulation est importante.

Photo: ©M.B./METRO

Le pont sur l’autoroute à l’embouchure de la plaine du Var, voit circuler chaque jour 160 à 170.000 véhicules, ce qui correspond au trafic sur l’autoroute A1 à hauteur de Paris(nb1).

 

À l’horizon 2018, les Baronnais auraient(nb2) :

  • 2 820 véhicules, dont 423 poids lourds, par heure aux heures de pointe ;
  • 270 véhicules, dont 143 poids lourds, par heure en moyenne la nuit ;
  • 25 380 véhicules, dont 3 800 poids lourds, en moyenne par jour.

(nb1) : Rapport : Intervention de M. Thierry Bahougne, Responsable de la mission de préfiguration de l’OIN Plaine du Var 
(nb2) : p. 237-8 Rapport de présentation du MIN à La Baronne, document soumis à l’Enquête publique

Voir aussi :  [Déplacement du Marché d'Intérêt National (MIN)]

Rejet de CO2

Les véhicules émettent du gaz carbonique proportionnellement à leur consommation de carburant, ce qui permet de déterminer le rejet de CO2 moyen.

  • Le taux de rejet de CO2 d'une voiture est d'environ 153g/km [2009] : 
    • 163 g/de CO2/km → voitures essence,
    • 150 g/de CO2/km → voitures diesel,
    • 140 g/de CO2/km → berline,
    • 155 g/de CO2/km → monospace.

 

  • Une tonne de CO2, c'est [02-2014] :
    • 6 200 km avec une voiture moyenne de petite cylindrée (soit 160g CO2/km) 
    • 8 700 km avec une voiture neuve de petite cylindrée (soit 115g CO2/km)
    • 5 300 km avec un 4X4 neuf (soit 190g CO2/km)

Connaître le taux d’émission de CO2 de sa voiture

Accéder au module de calcul
Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe)

Permet de connaître le niveau d'émission de CO2 de son véhicule en indiquant la marque, le modèle et la version de la voiture.

Indicatifs

  • 1 gigatonne (Gt) = 1 milliard de tonnes = 1×10 g= 1 Petagram (Pg)
  • 1 kg de carbone (C) = 3,664 kg de dioxyde de carbone (CO)2 
  • 1 GtC = 3664000000 tonnes CO= 3,664 Gt

 

Références :

Liens utiles :

  • Réduisez vos émissions de gaz carbonique (CO2) en prenant le train, de jusqu'à 91 % ... En savoir plus ...

  • DGAC - Calculateur d’émissions de CO2 de l’aviation En savoir plus ...

Les autres sources de pollution urbaine sont :

  • l’industrie :

  • les déchets :  

  • le résidentiel-tertiaire ; résidentiel (logement des ménages) et tertiaire (activités de service : commerces, bureaux...) : Consommation par énergie utilisée pour répondre aux besoins des occupants, répartis en différents usages : chauffage (70 % des consommations), eau chaude sanitaire, cuisson, électricité spécifique

Voir aussi :

Documentation :

  • Pollution Atmosphérique Procédures Préfectorales Activées 
    [Prévisions des risques de pollution élaborées par Air PACA] - Etat des procédures activées en PACA - Communiqué d’activation qui précise les polluants et les départements concernés. [24-03-2015] En savoir plus ...
  • Etude spécifique des particules dans les vallées alpines et sur le littoral urbanisé | Projet Stratégique AERA(nb1) : Air Environnement -Régions ALCOTRA -Action 5.5.3 | Programme ALCOTRA 2007-2013 - Air Paca Qualité de l'air En savoir plus ...
  • Plans et programmes Évaluation de la qualité de l’airÉvaluation des niveaux de particules dans la Plaine du Var, Nice [18 janvier – 14 mars 2013] En savoir plus ...
  • Dossier de  présentation : Plan Climat Énergie Territorial (PCET) de la Métropole Nice Côte d'Azur (version final : janvier 2013) [2012-2017] En savoir plus ...

 

(nb1) : Le projet AERA vise à fournir aux Régions et aux Organismes des outils pour améliorer et harmoniser les bases de connaissances et de méthodologies concernant les processus de planification de protection de la qualité de l'air pour identifier des stratégies communes de protection de l'espace transfrontalier. Pour plus d'informations: www.aera-alcotra.eu


Liens externes:

  • le Global Carbon Project (GCP) : Science du cycle carbone mondial En savoir plus ...
  • Atlas carbone | Global Carbon Atlas : L'Atlas mondial du carbone est une plateforme pour explorer et de visualiser les données les plus à jour sur les flux de carbone résultant des activités humaines et des processus naturels. En savoir plus ...

En savoir plus :

Pour être certain que ces pollutions pénètrent dans l’organisme, on construit des pistes cyclables le long des axes routiers, histoire de démontrer que l’on fait des efforts. Il est vrai que l’exploit sportif dégage les poumons et permet aux cyclistes d’absorber ces gaz dangereux. (Christian Gallo - © Le Ficanas ®)

Quand est-il des effets de la pollution sur le cycliste ?

Les méfaits de la pollution annulent-ils les effets bénéfiques de l’entraînement ? Vaut-il mieux se priver de s'entrainer ? Y a-t-il des précautions particulières à prendre lorsqu’on n’a d’autre choix que de rouler en air pollué ?

Les cyclistes qui s’entraînent régulièrement profitent généralement d’une meilleure aptitude aérobie, ce qui peut faire penser qu’ils sont moins sujets aux problèmes respiratoires associés à l’air pollué. Mais en réalité c'est le contraire : c'est justement parce qu’ils sont en meilleure condition physique que les "bons" cyclistes subissent de manière plus prononcée les effets négatifs de la pollution. A cela il y a trois raisons principales :

1 - Ils peuvent faire de l’exercice physique à une intensité plus élevée que les personnes en moins bonne condition et respirent donc un plus grand volume d’air lorsqu’ils s’entraînent à vélo (jusqu'à 15 fois plus qu’au repos),

2 - Cet air pénètre plus profondément dans les poumons,

3 - A haute intensité, ils respirent presque exclusivement par la bouche, ce qui les prive d’une première ligne de défense contre certains polluants : le nez !

Extrait : source : Cycle Sud - Les cyclismes en Paca


Haut de Page

n’imprimer que si cela est nécessaire

©2014-2016 association-capre06

Date de dernière mise à jour : 04/09/2016